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Le Swaziland, émule du Togo

Le Swaziland, émule du Togo
Le Swaziland espère marcher sur les brisées du Togo lors de son premier match de qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010.

D'après l'entraîneur du Swaziland, Raoul Savoy, le Togo est devenu un modèle pour beaucoup de Petits Poucets africains après son accession inattendue à la phase finale d'Allemagne 2006.

La qualification surprise du petit pays d'Afrique occidentale, peuplé de moins de cinq millions d'habitants, prouve que les éliminatoires africaines offrent des chances égales à tous.

"Vous savez, un match commence à 0:0. Si la chance nous sourit, si notre adversaire est dans un mauvais jour, on peut y arriver. Mais il faudra qu'on soit très bon", confie le technicien suisse, ex-joueur du Neuchatel Xamax et de l'Yverdon Sports, à FIFA.com.

"C'est vrai que le Togo disposait d'un ou deux internationaux de haut niveau évoluant à l'étranger, comme (Emmanuel) Adebayor, qui ont joué un rôle décisif, poursuit-il. Mais il n'en reste pas moins une source d'inspiration pour les petites nations".

Coup d'envoi contre le Togo
Le Swaziland entame sa campagne par un match à domicile contre les Togolais le 6 juin au stade Somhlolo, récemment équipé d'un terrain artificiel dans le cadre du programme de la FIFA "Gagner en Afrique avec l'Afrique". Il rencontrera aussi la Zambie, tandis que l'Erythrée s'est retirée de la compétition.

"Ce n'est pas un groupe facile, mais aucun des groupes africains ne l'est, ajoute Savoy. Les Togolais sont coriaces et la Zambie possède une formation solide, qui vient de disputer la Coupe d'Afrique des Nations".

"On doit absolument faire un bon match contre le Togo. Dans un parcours qualificatif, la première confrontation est déterminante. Si on part bien, on prend confiance pour la suite et on se prépare sans stress. Mais si on trébuche dès le début, ça devient problématique".

Agé de 35 ans, Savoy occupe le poste de sélectionneur des Sihlangu depuis seulement cinq mois. "Cela s'est bien passé, dit-il de ses débuts auprès des joueurs. J'ai été accueilli par une fédération très investie dans son travail, bien structurée et bien organisée. Les effectifs sont maigres ici, il faut travailler dur avec les jeunes, mais avec un bon mental, on peut battre n'importe qui".

Un nouveau mental
Savoy, qui a aussi été entraîneur au Cameroun, en Ethiopie et au Maroc, s'est employé à préparer psychologiquement ses troupes avant leur entrée en lice contre le Togo en juin.

"Je crois que maintenant, les joueurs sont motivés, mais ils savent qu'on doit travailler tout le reste. Pas seulement le collectif, mais aussi la technique, la tactique et la condition physique", observe-t-il.

Savoy compte beaucoup sur la petite poignée d'internationaux swazis qui évolue dans le championnat sud-africain.

"Je les suis toutes les semaines, mais malheureusement, la plupart ne jouent pas régulièrement pour leur club, soupire-t-il. Mais j'ai confiance en eux, ce sont des professionnels, ils s'astreignent à un entraînement intensif dans leur club. Ce sont de bons joueurs qui veulent faire honneur à leur pays".
# Posté le jeudi 15 mai 2008 16:51

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