Le défenseur gauche togolais, 29 ans, s'est engagé pour deux saisons avec L'Impact de Montreal, club de USl (D2 americaine).
l y a, enfin, un remplaçant à Mauricio Vincello. L'élu s'appelle Mohama Atte-Oudeyi, alias Zanzan. Un Togolais qui débarque au Québec après avoir beaucoup voyagé.
Sa toute petite enfance a probablement eu une certaine influence sur sa vie puisque, alors qu'il n'avait qu'un an, ses parents effectuaient le pélerinage à La Mecque, donnant à leur fils le surnom “Zam Zam”, qui signifie eau purifiée de l'océan en dialecte local.
Après avoir effectué ses débuts à 16 ans, au Modèle Dyoto, un des clubs de la capitale Lomé, il émigra à Kara, pour se lier à l'Asko, autre formation importante de son pays, club qui participait à la Coupe de la Caf. Mais ce n'est pas ce qui lui a valu de voir le plus de pays.
En effet, il prit ensuite la direction du paisible Niger, pour se lier à la Jeunesse Sportive du Ténéré, importante formation de Niamey. Paisible mais caniculaire : la chaleur et la nourriture (pas assez de poisson à son goût) eurent raison de lui. Il eut alors la bonne idée de tenter sa chance à Abidjan, et plus précisément au Satellite.
La métropole ivoirienne regorge de managers venus de toute l'Europe, qui savent qu'il y a de nombreux clubs et beaucoup de talent à repérer. Ainsi, Willy Verhoost, bien connu en Belgique pour ses qualités de recruteurs, décida de l'emmener à Lokeren, club pour lequel il travaillait. Mais pour commencer, il fut prêté six mois au Germinal Beerschot, autre club belge.
Il resta ensuite trois saisons à Daknam (nom du stade de Lokeren), avec en prime une participation à la Coupe UEFA et un but, contre le Standard (je précise juste pour embêter Mpenza). Sa première année fut la meilleure.
Pendant ce temps, il défendait aussi les couleurs de l'équipe nationale togolaise, qui allait se qualifier pour la Coupe du monde. Mais quelques problèmes avec sa fédération, qui avant congédié Stephen Keshi (le sélectionneur qui avait mené l'équipe au Mondial) pour le remplacer par “un blanc” le privèrent d'Allemagne. La période était difficile pour lui puisque le départ de l'entraîneur de Lokeren Slavo Muslin le mit aussi sur une voie de garage dans son club.
C'est alors que le FC Brussels alla le chercher. Il eut donc l'immense chance de jouer au Stade Machtens devant les Brussels Boys (mais malheureusement pas moi, à une exception près, puisque j'étais déjà ici). Comme à Lokeren, sa première saison fut la meilleure. Lors de la deuxième, une blessure et des choix présidentiels douteux (je vous épargne les détails) le réléguèrent dans la section des indésirables.
Souvent critiqué, son remplaçant l'a fait... quelque peu regretter. Très physique, on dit que sa principale qualité est que quand il décide qu'on ne passe pas, on ne passe pas. Côté défaut, on parle de certaines fautes assez grossières (mais ses regards innoncents et son air maladroit lui éviteraient les cartons jaunes) et de l'imprécision dans les longues passes. Ce joueur qui a besoin d'être en confiance est intransigeant sur son adversaire direct et ne rechigne pas à se donner corps et âme pour travailler pour son équipe.
Et si on le dit très dur sur le terrain, on parle aussi de son extrêment gentillesse en dehors. Puisse-t-on profiter des deux à Montréal !
source: site officiel de l'Impact Montreal